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Gisele Bündchen, la liberté en personne

Redaction Adorable Magazine Adorable au summum

Le dernier-né des parfums de la maison Cacharel, Liberté, cible la femme vive, épanouie et rebelle. Son égérie? La super modèle Brésilienne Gisele Bündchen. Reconnue pour sa nature frondeuse et engagée, Gisele est la figure faite sur mesure pour personnifier la liberté.

« Pour moi, la liberté c’est de faire ce que je fais et d’être capable de m’exprimer sans utiliser mon statut de célébrité. Tout comme le mot amour, le mot liberté est universel. C’est intemporel, ça n’a pas d’âge ni de territoire. La liberté, pour moi, ce serait un oiseau. Voler est un acte de liberté extraordinaire que les humains ne pourront jamais vraiment expérimenter », affirme Gisele.
Gisele milite d’ailleurs pour la liberté des femmes, spécialement celle de ses compatriotes Brésiliennes. Le Brésil est un pays très catholique, où l’avortement est encore illégal. En juin dernier, le mannequin a fait une sortie médiatique plutôt remarquée. Gisele a lancé un appel à l’Église catholique, lui demandant de revoir sa position sur l’avortement et les relations sexuelles avant le mariage. Gisele croit qu’une femme devrait être en mesure de choisir elle-même si elle veut ou non donner naissance à un enfant. La Brésilienne soutient qu’il est totalement désuet de croire que, de nos jours, les gens qui se marient sont encore vierges. Elle presse donc les instances religieuses d’ouvrir les yeux!

L’amour en famille
Cette protestation en faveur de l’avortement ne signifie pas que Gisele ne veuille pas d’enfants, bien au contraire. La famille est même à l’avant-plan de la vie de la jeune femme de 27 ans. Née le 20 juillet 1980, à Três de Maio, au Brésil, elle a grandi au côté de cinq sœurs, Raquel, Graziela, Gabriela, Rafaela et Patricia, qui est sa jumelle. « Je suis très chanceuse de venir d’une grande famille parce que ça m’a appris à écouter les autres et à partager. J’adore retourner dans la maison où j’ai grandi, c’est très rassurant et confortable. »
Gisele rêve d’avoir des enfants, mais elle ne sait pas quand viendra le temps. Elle vit au jour le jour. Lorsqu’on lui demande où elle se voit dans 10 ou 20 ans, elle répond qu’elle n’a aucune idée et qu’elle ne tient pas à le savoir. « Je ne veux pas planifier ma vie autant d’avance. Mais, simplement pour jouer le jeu, je peux très bien m’imaginer dans 30 ans avec une maison remplie d’enfants et de joie, exactement comme j’ai moi-même eu la chance d’avoir », raconte-elle.

Mère malgré elle
Longtemps fiancée à Leonardo DiCaprio, Gisele n’aime pas revenir sur cette histoire d’amour. Elle veut passer à autre chose, comment pourrait-on la blâmer? Cela dit, Gisele a bel et bien changé de cap. Après le héros du Titanic, elle s’est tournée vers le champion de surf Kelly Slater. Finalement, elle a opté pour un autre sportif, le quart-arrière des Patriotes de la Nouvelle-Angleterre, Tom Brady. Et le comble, c’est que Gisele sera bientôt belle-maman! L’ex-copine de Tom Brady, l’actrice Bridget Moynahan, attend un enfant de lui. Le footballeur a en effet rompu avec elle lors de son 2e mois de grossesse. Cette histoire d’enfant ne cause aucun problème à Gisele, qui dit se sentir très à l’aise dans son rôle de future belle-mère.

Du volley-ball au catwalking
En règle générale, Gisele opte pour une attitude positive. Elle croit d’ailleurs qu’elle doit son succès à sa capacité d’apprécier la vie, peu importent les situations. « À chaque jour, j’essaie d’être reconnaissante pour tout ce qui m’arrive de bon. C’est très important de vivre chaque moment pleinement. De cette façon, tu fais les bons choix. » Si Gisele remercie aujourd’hui la vie de l’avoir fait mannequin vedette, ce n’était pas du tout dans ses plans. « La mode n’a jamais été importante pour moi. Quand j’étais jeune, je ne pensais qu’au volley-ball », dit-elle. Gisele avoue qu’elle croyait faire de ce sport sa vocation. Mais, de fil en aiguille, les choses ont changé. À 14 ans, elle et deux de ses sœurs décident de prendre des cours de mannequinat. Son but était de développer une belle démarche pour être resplendissante à son bal de jeune fille, tradition brésilienne qui souligne l’entrée des jeunes femmes dans le monde adulte. Le reste de l’histoire concernant ses débuts demeure obscure. Beaucoup de rumeurs circulent à ce sujet. La version officielle dit que c’est lors d’un voyage à Sao Paulo, avec sa classe de mannequinat, qu’elle s’est fait approcher par un agent.

Une beauté pas toujours évidente
Le charme de la Brésilienne, qui est un des tops modèles les mieux payés de la planète, fait rêver sur les cinq continents. On dit d’elle qu’elle est plus parfaite que la perfection. Elle pèse 57 kg et mesure 1,80 m (à elles seules, ses jambes font 1,14 m!) Ses mensurations font fantasmer : 35-26-35. Pourtant, son charme plastique n’a pas toujours fait l’unanimité. À ses débuts de mannequinat, elle s’est fait dire non plus souvent qu’autrement. On lui disait qu’elle avait un nez trop gros et des yeux trop petits. Fort est à parier que plusieurs s’en mordent maintenant les doigts…
Même avant ses débuts professionnels, son aspect physique faisait parler ses camarades de classe. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les commentaires à son égard n’étaient pas positifs. Sa maigreur alimentait mesquinement les conversations et lui a même valu le surnom d’Olive, en référence à la femme de Popeye. « Afin de camoufler ma maigreur, je portais deux paires de pantalons. Ça ne fonctionnait pas vraiment, mais au moins je me sentais mieux », raconte Gisele.

Être belle sans fla-fla
La beauté de Gisele a ceci d’exceptionnel, c’est qu’elle est synonyme de simplicité. En effet, à l’écouter dévoiler ses secrets d’Aphrodite, on voit bien qu’il n’y a rien d’extravagant. « Tous les jours, je prends soin de mes dents, de mes cheveux et je mets un peu de parfum. De plus, je me rince le visage avec de l’eau seulement, je n’utilise pas de savon. » Lorsqu’elle ne travaille pas, elle ne porte pas de maquillage. Par ailleurs, elle ne cache pas avoir un faible pour quelques produits cosmétiques dont elle ne pourrait se séparer. « J’ai récemment découvert le nouveau mascara Maestro de Giorgio Armani Cosmetics. Il est fabuleux! Ça rend les cils longs et ça agrandit les yeux. Je voyage beaucoup et le mascara m’aide à minimiser les traces de fatigue dans mes yeux. J’ai d’ailleurs développé le réflexe de toujours mettre du mascara quand je sors de l’avion. J’utilise aussi les produits Kérastase pour mes cheveux. De plus, j’hydrate mon corps avec de l’huile de jojoba ou de l’huile de noix de coco. »

Encadré
L’histoire marquante de Cacharel
Derrière la maison française Cacharel se cache un homme amoureux de la Femme : Jean Bousquet. Fondée en 1962, Cacharel est d’abord une ligne de vêtements. En 1978, la ligne de parfum voit le jour. Leur première fragrance est Anaïs Anaïs. Depuis, la maison Cacharel n’a cessé de mettre sur le marché des odeurs qui célèbrent la féminité, la jeunesse et la force. Outre Liberté, Cacharel c’est aussi Loulou, Eden, Amor Amor Noa et Promesse. Si ces fragrances sont dédiées à la femme et à la jeunesse, Cacharel pense aussi aux hommes. Nemo et Amor pour homme sont deux parfums qui jouissent d’un succès remarquable auprès de la gent masculine.
L’image de la marque Cacharel a souvent attiré l’attention. Déjà, en 1978, on soulignait la communication publicitaire de la maison. Cette image, Cacharel la doit en grande partie à l’excellente photographe et réalisatrice Sarah Moon. Elle-même ancien mannequin, Sarah Moon a su donner à Cacharel une image romantique, jeune et d’avant-garde. Aujourd’hui, on dit de la maison Cacharel qu’elle écrit des « histoires-parfums ». On n’a qu’à se rappeler la publicité télévisée de Loulou, qui a reçu le prestigieux Lion d’Or du Festival International du Film Publicitaire de Cannes.

Prix record aux enchères pour une oeuvre chinoise

Le vendredi 12 octobre 2007

 

Agence France-Presse

Londres

Un prix record de près de trois millions de livres a été atteint vendredi à Londres pour une oeuvre d’art contemporain chinoise, une peinture inspirée des manifestations de la place Tiananmen en 1989 à Pékin, a annoncé la maison d’enchères Sotheby’s.

L’oeuvre de Yue Minjun’s intitulée Execution est arrivée à la somme de 2 932 500 livres (environ 6 millions $ Can) après que deux enchérisseurs ont rivalisé au téléphone pour l’obtenir. L’estimation initiale était comprise entre 1,5 million et deux millions de livres.

Le pris le plus élevé atteint précédemment pour la vente d’une oeuvre contemporaine chinoise était de 2,1 millions de livres pour Le Pape de Yue réalisée en 1997.

Yue est l’un des artistes contemporains chinois les plus importants. Sa peinture de 1995, Execution se réfère au tableau d’Edouard Manet L’Exécution de Maximilien (1867), qui lui-même se réfère au tableau de Francisco Goya Le trois mai, réalisé en 1814.

Yue a transposé ce thème sur fond de place Tianamen.

Ce tableau n’a jamais été exposé en raison du sujet qu’il évoque. Il a été vu pour la première fois en public lors de sa vente chez Sotheby’s.

Pas de poids minimum sur les passerelles québécoises

Le Devoir

Isabelle Paré
Édition du mercredi 10 octobre 2007

Québec estime ne pas avoir besoin d'emboîter le pas aux initiatives «anti-anorexie» prises en Europe dans le milieu de la mode.

Photo: Agence France-Presse

Dans la foulée de la Semaine de la mode à Montréal, la question de l’extrême maigreur des mannequins est de nouveau sur la sellette. La ministre de la Condition féminine, Christine Saint-Pierre, juge qu’il n’est pas opportun que son gouvernement intervienne pour empêcher l’industrie de la mode de faire défiler des lolitas maladivement minces.

La ministre, qui assistait hier matin au lancement de la Stratégie pour l’industrie québécoise de la mode et du vêtement, en compagnie de son collègue responsable du développement économique, Raymond Bachand, estime que son gouvernement n’a pas besoin d’emboîter le pas aux initiatives «anti-anorexie» prises à ce jour par d’autres pays, dont l’Italie. «On voit qu’il y a une prise de conscience à ce sujet. Ça soulève bien des inquiétudes car, dans certains cas, ça devient de l’anorexie. Mais de là à légiférer là-dessus, je ne suis pas rendue là», a précisé la ministre, interrogée par Le Devoir dans le cadre de la Semaine de la mode qui se poursuit jusqu’au 12 octobre.

Pourtant, en Europe, le débat sur l’étalage de jeunes filles décharnées sur les passerelles fait rage. Il y a 10 jours, le célèbre photographe italien Oliviero Toscani, qui s’est fait connaître par ses pubs pour Benetton, lançait une publicité-choc contre l’anorexie montrant le corps squelettique et nu d’une jeune comédienne française anorexique, Isabelle Caro. En diffusant l’image de ce corps famélique d’à peine 31 kg, cette campagne coup-de-poing, parrainée par la marque de vêtements No-l-ita, visait à soulever le débat sur l’anorexie en pleine semaine de la mode à Milan.

Alors que l’industrie de la mode est l’une des plus importantes en Italie, à la fin 2006, le gouvernement italien a décidé de prendre le taureau par les cornes et d’adhérer à un «manifeste anti-anorexie», c’est-à-dire une sorte de code de conduite encourageant l’industrie à mettre en avant des modèles de jeunes femmes «à l’allure saine, solaire, généreuse et méditerranéenne». Le gouvernement italien a signé cette convention, qui rallie la Fédération italienne de la mode et les principaux couturiers qui exposent leurs créations aux salons de Rome et de Milan. Le texte interdit les défilés aux filles de moins de 16 ans et oblige les mannequins à présenter un certificat médical attestant qu’elles ne souffrent d’aucun trouble alimentaire.

Autoréglementation

La semaine dernière, les organisateurs de la Semaine de la mode de Montréal ont annoncé à leur tour qu’ils n’autoriseront pas l’embauche de jeunes filles âgées de moins de 16 ans ou semblant présenter des symptômes d’anorexie. «Il y a malheureusement une tendance actuellement», indiquait le 4 octobre à un quotidien de Québec Chantal Durivage, de Sensation Mode, l’organisme qui tient cet événement destiné aux créateurs, designers et journalistes du milieu de la mode. «C’est la pression qui va forcer cette tendance à fléchir», insistait-elle.

Pour le moment, il faudra donc compter sur la bonne volonté des gens du milieu pour renverser cette tendance, fortement ancrée, selon laquelle la beauté réside dans 50 kg de chair répartis sur 1,60 mètre.

Pour l’instant, Sensation Mode a requis les conseils de l’hôpital Douglas qui a développé une expertise particulière sur l’anorexie et les autres troubles alimentaires. Les jeunes filles qui auraient besoin de conseils médicaux ou nutritionnels seront orientées vers des professionnels de l’établissement. Si on cible pour l’heure les jeunes filles de moins de 16 ans, c’est qu’on les juge plus facilement influençables et moins aptes à prendre des décisions éclairées au sujet de leur alimentation. Quant à celles qui sont dans la vingtaine, on semble juger qu’elles n’ont guère besoin d’une telle aide. Pourtant sur les centaines de mannequins embauchés dans les principales agences québécoises, seul un petit nombre a moins de 16 ans.

Hier, la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ) a malgré tout salué ce geste important. «C’est une décision qui démontre que le milieu de la mode peut changer, et nous ne pouvons que nous en réjouir», a indiqué Lina Bonamie, présidente de la FIQ. «Il est important de souligner publiquement les gens qui ont le courage de prendre de telles décisions afin que d’autres en soient inspirés.»

La ministre de la Condition féminine, également responsable des Communications et de la Culture, se réjouit de ce premier pas, mais n’entend pas dompter l’industrie par la voie législative. «C’est sûr que, en France ou en Italie, cette industrie prend une place énorme et que ça fait travailler beaucoup de monde. Ici, c’est beaucoup moins important. Je ne dis pas non [à une loi], mais je pense qu’on peut amener les gens à prendre leurs responsabilités par la conscientisation», persiste la ministre.

Le branle-bas de combat dans l’industrie de la mode a été déclenché l’an dernier par le décès du modèle brésilien de 21 ans, Ana Carolina Reston. Elle pesait 40 kg et mesurait 1 m 72 lors de son décès à l’hôpital de São Paulo.

Peu de temps après, l’industrie de la mode italienne s’est mise au pas, suivie par l’industrie de la mode espagnole, qui s’est imposé un code de conduite comportant des critères sévères en matière de poids. L’an dernier, à l’occasion de la Semaine de la mode de Madrid, cinq jeunes mannequins ont été bannis des passerelles.

Au début 2007, les professionnels de la mode américains ont aussi adopté des règles excluant les jeunes filles anorexiques de leurs défilés.