Archive pourSemaine 4

Robe en papier hygiénique: des designers d’ici mis au défi!

Le jeudi 27 septembre 2007

Muse par Christian Chenail (Photo Robert Mailloux, La Presse)
Agrandir l'image

Muse par Christian Chenail
Photo Robert Mailloux, La Presse

Jean-Christophe Laurence

La Presse

On connaissait la soie, le satin, l’organdi, le lin, la fourrure et même le latex. Mais on n’avait jamais entendu parler de robes en «papier cul».

C’était pourtant bien réel hier midi, aux Cours Mont-Royal, alors qu’on présentait la quatrième collection annuelle Blanc Cashmere, mettant en vedette les nouvelles créations de huit designers québécois.

Bustiers ajustés, décolletés, corsages, robes cocktail, à fourreau, feuilletées, coussinées ou bouffantes: les mannequins ont défilé pendant 10 courtes minutes sur une passerelle improvisée, vêtues de blanc et entourées de multiples rouleaux de papier hygiénique.

 

Bodybag by Jude (Photo Robert Mailloux, La Presse)  

Agrandir l'image

Bodybag by Jude
Photo Robert Mailloux, La Presse

 

«Nous préférons dire tissu pour la salle de bains», corrige Nancy Marcus, vice-présidente marketing chez Kruger, maison mère de la marque Cashmere, commanditaire de l’événement. «Cela correspond davantage à l’image de luxe que nous voulons donner à notre produit.»

Mme Marcus hésite à qualifier le défilé Blanc Cashmere de coup d’éclat publicitaire. Elle le voit avant tout comme une «célébration de ce que fait (leur) compagnie, notamment au Québec» doublée, par son côté «fashion», d’une «extension naturelle de la somptuosité de Cashmere».

Dans tous les cas, une chose est sûre: il y a effectivement moyen de s’habiller chic avec du Cashmere! Les créations vues hier n’étaient peut-être pas des plus résistantes (quoique), mais elles n’avaient rien à envier aux présentations des grands happenings de mode.

Il faut dire que l’événement, mis sur pied par Chantal Durivage (directrice de la Semaine de la mode) comptait sur la crème des designers québécois. Marie Saint Pierre, Christian Chenail, Judith Desjardins, Cluc, Georges Lévesque, Yves Jean Lacasse, Joseph Helmer et Michel Desjardins avaient tous mis le meilleur d’eux-mêmes dans cette galère a forte odeur publicitaire.

Il y a de quoi s’interroger. Nos designers se seraient-ils fait enfirouaper? Sont-ils devenus fous? Pas le moins du monde, répondent les principaux intéressés. Car au-delà de sa connotation vile et quotidienne, le papier hygiénique demeure un matériau comme un autre, malléable, transformable et habillable.

«À première vue, c’est vrai que c’est étonnant, admet Christian Chenail. Mais l’exercice n’est pas sans rappeler les expériences des robes en papier qu’on faisait dans les années 60. Le papier hygiénique, je vois plutôt cela comme un défi intéressant. Sa fragilité est plus grande que elle de la plus délicate des soies. Et en ce qui me concerne, c’est le matériau le plus original que j’aie jamais utilisé. Alors non, vraiment, je ne vois rien de choquant là-dedans.»

Le plus choquant, de fait, est sans doute de voir d’authentiques designers être les instruments d’une campagne publicitaire. Et cela, peu importe la nature du produit…

 

Marie Saint Pierre (Photo Robert Mailloux, La Presse)  

Agrandir l'image

Marie Saint Pierre
Photo Robert Mailloux, La Presse

 

Mais Marie Saint Pierre, qui en est à sa deuxième collaboration avec Cashmere, parle plutôt d’un échange de bons procédés. «Et pourquoi pas? lance Mme Saint Pierre, un peu sur la défensive. Les designers ont tellement peu de visibilité au Québec. Si on peut leur faire une place, peu importe la façon, ce n’est que tant mieux.»

Cette vitrine, du reste, a toutes les apparences d’une opération sans lendemain. Ce que Marie Saint-Pierre qualifie de «démarche artistique de recherche» s’arrête pour l’instant à la rue Peel. Non lavables par définition, les robes ne seront portées qu’une fois, avant d’être exposées pour un temps aux Cours Mont-Royal.

Née il y a trois ans, de la cuisse de Cotonnelle, Cashmere est l’un des acteurs importants dans le marché du papier hygiénique au Canada. Selon les chiffres avancés par la compagnie, il s’agirait du papier hygiénique le plus populaire au Canada et au Québec – où la compagnie Kruger exploite trois usines de pâtes et papiers (Gatineau, Crabtree, Lennoxville). Kruger est également propriétaire des marques Purex, Sponge Towels, Scotties et White Swan.

Projet Le Vistal : Proment devance la construction de la première tour

  

Magazine de L’Île-des-Soeurs

Pierre Vigneault par Pierre Vigneault
Article mis en ligne le 30 novembre 2006 à 11:55

Proment devance la construction de la première tour

Le président de Proment, Samuel Gewurz (6e à partir de gauche) était fier de participer à la cérémonie de la première pelletée de terre, sur le site du chantier. Il est accompagné, sur cette photo, de plusieurs intervenants dans ce projet et par un représentant des acheteurs, Patrick Audet, à sa gauche).

Projet Le Vistal : Proment devance la construction de la première tour

Quelques semaines après le lancement officiel du projet Le Vistal, près de la moitié des unités de la première tour ont déjà trouvé preneurs, sur un total de 156 environ. Cela a incité la Corporation Proment à devancer de six mois la mise en chantier.

L’enthousiasme de toute l’équipe qui s’occupe de ce projet innovateur était déjà grand, lors de son lancement officiel, il y a quelques mois. L’accueil que lui ont réservé les acheteurs les a incités à accélérer leurs plans. Le lundi 27 novembre, les représentants des promoteurs et des différents intervenants impliqués dans la réalisation du projet se sont donc réunis, sur le site du chantier, pour la cérémonie de la première pelletée de terre.

Louis-Joseph Papineau, vice-président développement et construction de la Corporation Proment ne cache pas sa grande satisfaction. « C’est 30 pour cent de plus que ce nous avions prévu à cette période de l’année, a-t-il expliqué. Voyant l’intérêt marqué des acheteurs pour Le Vistal, nous avons choisi de commencer les travaux aujourd’hui. »

Répondre aux besoins du marché

Samuel Gewurz, président de la Corporation Proment (Proment) ne néglige aucun effort pour être à l’avant-garde des approches novatrices, pour les projets qu’il réalise à L’Île-des-Soeurs. Le Vistal s’inscrit dans cette foulée et M. Gewurz semble avoir visé juste, une fois de plus. Avec un volume de ventes de 140 millions de dollars et un total de 320 condominiums, les deux phases du complexe Le Vistal représentent l’un des plus importants projets de condominiums en cours à Montréal.

En plus d’être situé en bordure du fleuve Saint-Laurent sur un site exceptionnel, Le Vistal sera construit selon la certification LEED, ce qui représente un grand défi. Cette mesure permettra aux propriétaires de vivre dans des édifices qui, en plus de procurer une qualité d’air exceptionnelle, consommeront près de 35 pour cent moins d’énergie chacun, comparativement à la norme du Code modèle national de l’énergie pour les habitations du Canada.

« Le succès remporté par Le Vistal confirme que les gens sont prêts à investir dans des résidences qui conserveront leur valeur ajoutée, a affirmé M. Gewurz. Nos acheteurs nous ont indiqué avoir été tout d’abord attirés par le projet lui-même, notamment son architecture et son emplacement, puis ils ont découvert le caractère écologique du Vistal et ses nombreux bénéfices. Ils savent qu’ils vivront désormais dans des appartements à haut rendement énergétique qui auront toujours de la valeur, ce qui a renforcé leur décision d’achat. »

Parmi les personnes qui participaient à la cérémonie de la première pelletée de terre, on notait la présence de M. Patrick Audet, l’un des premiers acheteurs. M. Audet est un planificateur financier à la Caisse Desjardins de L’Île-des-Soeurs et il habite présentement à Verdun. Bien familier avec le marché immobilier à L’Île-des-Soeurs, il a été attiré par le concept du projet Le Vistal et a donc décidé de s’y installer. Il se réjouit donc de constater que les travaux débutent plus tôt que prévu.

Pour Le Vistal, Proment a privilégié une architecture de facture moderne, favorisant la luminosité par l’entremise d’une large fenestration.Les appartements proposent des aménagements variés, avec des superficies allant de 675 à 2 500 pieds carrés.